En quoi consiste ce métier ?
Le conseiller ou la conseillère en génétique accompagne les patients et leurs familles pour comprendre les résultats d’un test génétique et prendre des décisions éclairées face à une maladie héréditaire : explication du statut génétique, du risque de transmission, orientation vers une prise en charge adaptée et soutien psychologique face à l’annonce d’un diagnostic.
Ce métier au Cameroun
Au Cameroun, le conseil génétique se développe surtout autour de la drépanocytose, la maladie génétique la plus répandue dans le pays : environ 4 000 enfants naissent drépanocytaires chaque année selon l’OMS. Le test de dépistage révèle le statut génétique exact (AA sain, AS/AC porteur, SS malade) et oriente soit vers une prise en charge précoce de l’enfant atteint, soit vers un conseil génétique pour un couple porteur envisageant d’avoir des enfants. Ce rôle est aujourd’hui surtout assuré par des médecins, pédiatres ou personnels soignants formés à la drépanocytose dans les unités spécialisées de Yaoundé (Hôpital Central, Centre Hospitalier d’Essos, Centre Pasteur), en l’absence, pour l’instant, d’une filière dédiée de « conseiller génétique » au sens où elle existe dans certains pays.
Employeurs au Cameroun
- Les unités de prise en charge de la drépanocytose (Hôpital Central de Yaoundé, Centre Hospitalier d’Essos, Hôpital de la CNPS)
- Le Centre Pasteur du Cameroun (dépistage néonatal)
- Les ONG et fondations impliquées dans la lutte contre la drépanocytose (GEDREPACAM notamment)
- Les hôpitaux disposant d’un service de pédiatrie ou de génétique clinique
Formation et parcours
Ce rôle est aujourd’hui principalement exercé par des professionnels de santé (médecins généralistes, pédiatres, personnel infirmier) ayant reçu une formation complémentaire sur la drépanocytose et le conseil aux familles, à l’issue d’un cursus de médecine dans une des Facultés de Médecine du pays (voir la fiche Pharmacie pour la liste des facultés de médecine et sciences pharmaceutiques). Une spécialisation en génétique médicale ou en conseil génétique, encore rare au Cameroun, se fait généralement à l’étranger.
Salaire au Cameroun
La rémunération suit généralement celle du corps médical ou paramédical d’appartenance (médecin, personnel infirmier de la fonction publique ou d’un hôpital confessionnel) ; il n’existe pas de grille salariale spécifique et publiée pour un poste de « conseiller génétique » à proprement parler au Cameroun.
Compétences requises
- solides connaissances en génétique médicale et en maladies héréditaires
- écoute, empathie et capacité à expliquer simplement des notions médicales complexes
- sens de l’éthique et de la confidentialité
- patience et accompagnement dans la durée des familles concernées
Poursuivre ses études
Après un diplôme de médecine ou de soins infirmiers, une formation complémentaire ou un Master en génétique médicale, encore rarement disponible localement, permet d’approfondir ce rôle. Ce domaine est appelé à se structurer davantage à mesure que les capacités de dépistage génétique se développent au Cameroun.
Sources consultées
GEDREPACAM (gedrepacam.cm) ; Centre Pasteur du Cameroun (pasteur-yaounde.org) ; rapports UPR sur la prise en charge de la drépanocytose au Cameroun ; Organisation mondiale de la santé (statistiques drépanocytose Cameroun).