En quoi consiste ce métier ?
Le designer textile conçoit des motifs, des imprimés et des matières (choix des fibres, des couleurs, des textures) destinés à l’habillement, à l’ameublement ou à la décoration. Il travaille en amont du styliste : c’est souvent lui qui crée le tissu ou l’imprimé qui sera ensuite transformé en vêtement ou en objet.
Ce métier au Cameroun
Au Cameroun, le design textile se pratique à la fois dans un cadre artisanal (motifs pour tissus traditionnels, teintures, broderies) et dans un cadre plus industriel, en lien avec des unités de production comme la Cotonnière Industrielle du Cameroun (CICAM), qui transforme le coton en fil puis en tissu (pagnes, éponge) à Garoua et Douala. Beaucoup de designers textiles camerounais travaillent aussi en indépendant, en créant leurs propres imprimés qu’ils vendent à des couturiers ou à des marques.
Employeurs au Cameroun
- La Cotonnière Industrielle du Cameroun (CICAM), usines de Garoua et Douala
- Ateliers de stylisme-modélisme et maisons de couture
- Ateliers artisanaux de teinture et de tissage (régions de l’Ouest et du Nord-Ouest)
- Studios de design indépendants (motifs pour l’habillement et la décoration)
Formation et parcours
La formation académique de référence est le département Arts décoratifs (stylisme, modélisme et arts textiles) de l’Institut des Beaux-Arts de Foumban (IBAF) de l’Université de Dschang, accessible sur concours après le baccalauréat, avec des enseignements d’histoire du costume et des textiles, d’étude de la couleur et de création textile. Le département Design et Graphisme de l’IBAI de Garoua propose également une orientation mode. Certaines écoles privées de mode (ESMOD Cameroun) incluent un module de teinture textile dans leur cursus.
Salaire au Cameroun
Aucune grille de salaire publique précise n’a été trouvée pour ce métier spécifique au Cameroun. Les designers textiles salariés en unité industrielle relèvent généralement des grilles du secteur manufacturier (technicien à cadre), tandis que les designers indépendants tirent leurs revenus de la vente de motifs ou de tissus, avec des montants très variables selon la clientèle.
Compétences requises
- sens de la couleur, de la texture et du motif
- connaissance des fibres et des techniques de teinture et d’impression
- dessin et logiciels de création graphique/textile
- veille sur les tendances et les matières
- capacité à collaborer avec des couturiers, des industriels ou des artisans
Poursuivre ses études
Après une Licence, une poursuite en Master ou diplôme d’ingénieur design à l’IBAF ou l’IBAI permet de se spécialiser davantage, ou de s’orienter vers la recherche sur les matériaux textiles.
Sources consultées
Site et avis de concours de l’IBAF (Université de Dschang) ; fiche IBAI de l’Université de Garoua ; Cotonnière Industrielle du Cameroun (cicam.cm) ; Wikipédia (Cotonnière industrielle du Cameroun) ; site ESMOD Cameroun.