En quoi consiste ce métier ?
L’attaché parlementaire appuie le travail d’un député ou d’un sénateur, ou intervient au sein des services administratifs d’une chambre parlementaire : préparation de dossiers législatifs, veille sur les textes en discussion, rédaction de notes et de comptes rendus, organisation de l’agenda et suivi des relations avec les électeurs ou les institutions partenaires.
Ce métier au Cameroun
La fonction d’attaché parlementaire au sens strict (collaborateur direct d’un élu) n’est pas encore pleinement institutionnalisée au Cameroun : c’est aujourd’hui la Direction des Affaires Parlementaires et des Cérémonies du Secrétariat Général de l’Assemblée Nationale qui assure le suivi administratif des dossiers des députés. Des projets de renforcement des capacités parlementaires (à l’image du programme DRH-Parlement, appuyé par le Fonds National de l’Emploi) visent à professionnaliser progressivement ce type de fonction d’appui au sein de l’Assemblée Nationale et du Sénat.
Employeurs au Cameroun
- Secrétariat Général de l’Assemblée Nationale (Direction des Affaires Parlementaires et des Cérémonies, commissions parlementaires)
- Secrétariat Général du Sénat
- Programmes d’appui à la décentralisation et au renforcement parlementaire (Fonds National de l’Emploi, partenaires techniques et financiers)
Formation et parcours
Le profil recherché correspond à une Maîtrise ou un Master (bac+4/5) en Science politique, Droit public ou Sciences sociales. Les Facultés des Sciences Juridiques et Politiques des universités camerounaises (Yaoundé II notamment) constituent la voie académique naturelle. Le recrutement dans les services administratifs de l’Assemblée Nationale et du Sénat se fait sur concours ou sur titre selon les postes ouverts.
Salaire au Cameroun
Les personnels administratifs du Parlement relèvent de la grille de la fonction publique, avec un traitement de base pour un cadre débutant de catégorie A généralement compris entre 150 000 et 250 000 FCFA/mois, auquel s’ajoutent des indemnités spécifiques à l’institution parlementaire.
Compétences requises
- Bonne connaissance du fonctionnement institutionnel et de la procédure législative
- Qualités rédactionnelles et de synthèse
- Discrétion, sens de l’organisation et de la confidentialité
- Résistance au rythme soutenu des sessions parlementaires
- Aisance relationnelle avec des interlocuteurs variés (élus, administration, citoyens)
Poursuivre ses études
Un Doctorat en droit public ou en science politique permet de s’orienter vers l’expertise juridique parlementaire ou l’enseignement supérieur en droit constitutionnel et institutions politiques.
Sources consultées
Site de l’Assemblée Nationale du Cameroun (organisation du Secrétariat Général) ; documentation sur le projet DRH-Parlement (Fonds National de l’Emploi) ; réseau parlementaire de l’Union Interparlementaire (data.ipu.org).