Médecin de santé publique

En quoi consiste ce métier ?

Le médecin de santé publique s’intéresse à la santé des populations plutôt qu’à celle d’un seul patient : surveillance épidémiologique, programmes de vaccination et de lutte contre les maladies, planification sanitaire, évaluation des politiques de santé. Il travaille souvent au sein d’une administration de santé, d’un district sanitaire ou d’un organisme international, en appui aux équipes de terrain.

Ce métier au Cameroun

Au Cameroun, les médecins de santé publique interviennent notamment dans la gestion des districts de santé du Ministère de la Santé Publique (MINSANTE), dans les programmes nationaux de lutte contre le paludisme, le VIH/sida ou la tuberculose, ou encore au sein de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) présente à Yaoundé. Ils jouent un rôle central lors des épidémies (choléra, rougeole) et des campagnes de vaccination de masse. La Faculty of Health Sciences (FHS) de l’Université de Buea propose depuis 2015 un Master of Public Health (MPH) qui forme spécifiquement à ce type de carrière.

Employeurs au Cameroun

  • Ministère de la Santé Publique (MINSANTE) et directions régionales/districts de santé
  • Organisation Mondiale de la Santé (OMS), bureau du Cameroun à Yaoundé
  • UNICEF et autres agences des Nations Unies
  • ONG de santé publique (MSF, Croix-Rouge camerounaise, INTERSOS)
  • Instituts de recherche en santé (Institut de Recherches Médicales et d’Études des Plantes Médicinales, IMPM)

Formation et parcours

Après le doctorat en médecine (environ sept ans), obtenu dans l’une des facultés de médecine publiques camerounaises, le médecin peut se spécialiser en santé publique via un Master of Public Health (MPH), proposé notamment par la Faculty of Health Sciences de l’Université de Buea, ou via un Diplôme d’Études Spécialisées en santé publique. Une expérience de terrain (district de santé, ONG) est souvent valorisée pour accéder à ces postes.

Salaire au Cameroun

Dans la fonction publique sanitaire camerounaise, un médecin perçoit un traitement de base d’environ 210 000 FCFA par mois en début de carrière (catégorie A2), complété par des primes de technicité et de santé publique, pour une rémunération globale généralement comprise entre 200 000 et 500 000 FCFA par mois. Au sein d’une organisation internationale comme l’OMS ou l’UNICEF, la rémunération suit des grilles propres à ces institutions, généralement plus élevées, mais non publiées de façon détaillée pour le Cameroun.

Compétences requises

  • Connaissance des méthodes épidémiologiques et de la surveillance sanitaire
  • Capacité d’analyse de données de santé et de rédaction de rapports
  • Compréhension des politiques et programmes de santé publique nationaux et internationaux
  • Aptitude au travail de terrain et à la coordination avec les autorités locales
  • Pédagogie pour la sensibilisation et la formation des équipes de santé communautaire

Poursuivre ses études

Après un Master of Public Health, il est possible de préparer un doctorat (PhD) en santé publique ou en épidémiologie pour évoluer vers la recherche ou l’enseignement supérieur, ou de progresser vers des postes de direction au sein du MINSANTE ou des organisations internationales.

Sources consultées

Site de la Faculty of Health Sciences de l’Université de Buea (ubuea.cm) ; site du Ministère de la Santé Publique (minsante.cm) ; site de MSF (msf.fr/pays/cameroun) ; grille salariale de la fonction publique camerounaise (lefisk.cm).