En quoi consiste ce métier ?
Le médecin du travail veille à la santé des salariés dans le cadre de leur activité professionnelle : visites médicales d’embauche et périodiques, prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, adaptation des postes de travail, conseil technique auprès de l’employeur en matière d’hygiène et de sécurité. Il combine activités curatives et surtout préventives.
Ce métier au Cameroun
Au Cameroun, le service médical du travail au sein d’une entreprise peut être organisé de plusieurs manières : service autonome propre à l’entreprise, service interentreprises partagé entre plusieurs employeurs, ou convention avec un médecin privé ou une formation sanitaire publique ou privée. Le médecin du travail intègre l’équipe d’hygiène et de sécurité de l’entreprise, où il joue un rôle de conseiller technique. Il est également en lien avec la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS), qui gère les prestations liées aux accidents du travail et aux maladies professionnelles ; le médecin-conseil de la CNPS est lui-même un médecin du travail chargé des visites et contre-visites des assurés.
Employeurs au Cameroun
- Grandes entreprises industrielles et agro-industrielles (secteurs pétrolier, minier, agro-alimentaire, brassicole)
- Services médicaux interentreprises
- Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS), en tant que médecin-conseil
- Grandes administrations et sociétés publiques disposant d’un service de santé au travail
Formation et parcours
Après le doctorat en médecine (environ sept ans), obtenu dans l’une des facultés de médecine publiques camerounaises, l’exercice de la médecine du travail nécessite une spécialisation : le service médical du travail doit être placé sous la responsabilité technique d’un médecin spécialisé en médecine du travail ou, à défaut, d’un médecin qualifié. Cette spécialisation s’acquiert par un Diplôme d’Études Spécialisées (DES) ou un diplôme universitaire en santé au travail.
Salaire au Cameroun
Un médecin du travail débutant dans la fonction publique perçoit un traitement de base comparable à celui des autres médecins généralistes (environ 210 000 FCFA par mois, catégorie A2), complété par des primes de technicité et de santé publique. Dans le secteur privé, notamment au sein des grandes entreprises industrielles, la rémunération est généralement plus élevée mais n’est pas publiée de façon uniforme.
Compétences requises
- Connaissance des risques professionnels et des maladies liées au travail
- Capacité de conseil technique auprès des employeurs et des comités d’hygiène et de sécurité
- Rigueur dans le suivi médical périodique des salariés
- Sens de la confidentialité et de l’impartialité
- Aptitude à la prévention et à la sensibilisation en entreprise
Poursuivre ses études
Il est possible d’approfondir sa formation par un diplôme universitaire ou un Diplôme d’Études Spécialisées en santé au travail, ou d’évoluer vers des fonctions de coordination de la santé et sécurité au travail au sein d’un grand groupe industriel ou de la CNPS.
Sources consultées
Site de la CNPS Cameroun (cnps.cm) ; article « La Médecine, l’Hygiène et la Sécurité du Travail » (camerlex.com) ; site de la FMSB de l’Université de Yaoundé I (fmsb-uninet.cm) ; grille salariale de la fonction publique camerounaise (lefisk.cm).