Enquêteur de gendarmerie (investigation judiciaire)

En quoi consiste ce métier ?

Au sein de la Gendarmerie Nationale, certains officiers et sous-officiers exercent des missions de police judiciaire : ils constatent les infractions, mènent les enquêtes, procèdent aux auditions et interpellations, et transmettent leurs procès-verbaux au Procureur de la République. La gendarmerie exerce cette mission concurremment à la police, avec une compétence historiquement plus marquée sur les zones rurales et périurbaines, tout en menant également des investigations criminelles (homicides, vols à main armée, grand banditisme) sur l’ensemble du territoire selon les affectations.

Ce métier au Cameroun

La Gendarmerie Nationale camerounaise, créée en 1960, est structurée en légions et brigades selon le découpage administratif du territoire et exerce à la fois des missions de police administrative, de police judiciaire et des missions militaires. Les gendarmes habilités « officiers de police judiciaire » y mènent les enquêtes qui relèvent de leur ressort. Contrairement à la France, il n’existe pas au Cameroun d’institut spécialisé équivalent à l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN) doté de laboratoires scientifiques propres et identifiables publiquement ; les investigations complexes nécessitant une expertise technique s’appuient, selon les cas, sur le laboratoire de police scientifique de la DGSN ou sur les services de médecine légale hospitaliers.

Employeurs au Cameroun

  • Gendarmerie Nationale — légions et brigades territoriales
  • Ministère de la Défense (MINDEF), dont dépend la Gendarmerie Nationale

Formation et parcours

L’accès se fait par concours d’entrée dans les écoles de formation de la Gendarmerie Nationale (officiers ou sous-officiers, selon le niveau d’étude), présentées sur la page Écoles de défense et de sécurité. La qualité d’officier de police judiciaire est ensuite conférée, après un temps de service et une habilitation spécifique, aux gendarmes remplissant les conditions fixées par le Code de procédure pénale camerounais, à l’image du dispositif applicable dans la police.

Salaire au Cameroun

La rémunération suit la grille indiciaire de la fonction publique militaire appliquée à la gendarmerie, selon le grade (sous-officier ou officier) et l’ancienneté, à laquelle s’ajoutent des primes et indemnités propres au corps. Ces grilles détaillées ne sont pas publiées de façon uniforme et varient selon l’affectation.

Compétences requises

  • connaissance du droit pénal et de la procédure pénale
  • rigueur dans la conduite d’enquêtes et la rédaction de procès-verbaux
  • discipline militaire et respect de la hiérarchie
  • sens du contact et de l’autorité, notamment en zone rurale
  • capacité à travailler en conditions difficiles et en horaires irréguliers
  • intégrité et discrétion professionnelle

Poursuivre ses études

La progression se fait par l’avancement en grade au sein de la gendarmerie, complété par des formations internes spécialisées en investigation criminelle. Certains gendarmes peuvent également accéder à des stages de coopération internationale en matière de police judiciaire ou de criminalistique.

Sources consultées

Wikipédia (« Gendarmerie nationale camerounaise ») ; Osidimbea (encyclopédie de l’histoire des organisations camerounaises) ; sites de référence sur l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN, France) utilisés à titre comparatif pour souligner l’absence d’équivalent structuré et documenté au Cameroun.