En quoi consiste ce métier ?
Le technicien de laboratoire de médecine légale assiste le médecin légiste dans la préparation et la réalisation des autopsies, ainsi que dans le traitement des prélèvements (sang, tissus, fluides) destinés à des analyses. Il assure la conservation, l’étiquetage et la traçabilité des échantillons, prépare le matériel et les salles d’autopsie, et peut effectuer certaines analyses de laboratoire de base sous la supervision du médecin légiste.
Ce métier au Cameroun
Dans un service de médecine légale camerounais comme celui de l’Hôpital Central de Yaoundé, le technicien de laboratoire travaille aux côtés d’un nombre très restreint de médecins légistes, dans des conditions matérielles souvent précaires : équipement rudimentaire, manque récurrent de consommables de base (gants, matériel de dissection), obligeant parfois les familles des défunts à contribuer à l’achat du matériel nécessaire à l’autopsie. Ce poste n’est pas propre à la médecine légale : il correspond, pour l’essentiel, à la fonction de technicien de laboratoire biomédical/médical affecté à un service d’anatomie pathologique ou de médecine légale plutôt qu’à un intitulé de poste spécifique et largement répandu.
Employeurs au Cameroun
- Hôpitaux généraux et centres hospitaliers universitaires dotés d’un service de médecine légale ou d’anatomie pathologique
- Ministère de la Santé Publique (MINSANTE), au titre de la fonction publique hospitalière
Formation et parcours
La formation de base est celle de technicien de laboratoire biomédical/médical, accessible via les filières paramédicales et biomédicales des écoles publiques et privées agréées (niveau BTS/HND, bac+2 à bac+3), présentées sur la page Écoles de médecine et santé. L’affectation à un service de médecine légale se fait ensuite par recrutement ou affectation hospitalière, sans filière de spécialisation dédiée identifiée à ce jour au Cameroun.
Salaire au Cameroun
La rémunération d’un technicien de laboratoire de la fonction publique hospitalière camerounaise n’est pas publiée en détail par service d’affectation ; elle suit la grille indiciaire générale applicable aux techniciens médico-sanitaires, avec des variations selon le grade, l’ancienneté et l’établissement.
Compétences requises
- maîtrise des techniques de prélèvement, de conservation et d’étiquetage d’échantillons
- rigueur et respect strict des protocoles d’hygiène et de sécurité
- résistance psychologique face à un environnement de travail parfois éprouvant
- sens de l’organisation et capacité à travailler en équipe avec le médecin légiste
- discrétion professionnelle
Poursuivre ses études
Après un BTS/HND en analyses biomédicales ou en sciences de laboratoire, il est possible de poursuivre vers une Licence professionnelle en sciences biomédicales, ou de se réorienter vers un cursus médical complet pour viser, à terme, une spécialisation en médecine légale.
Sources consultées
SWI swissinfo.ch (« Pourquoi la médecine légale en Afrique a besoin d’un coup de pouce », conditions matérielles du service de médecine légale de l’Hôpital Central de Yaoundé) ; Société Camerounaise de Médecine Légale (SCML).