Créée par une convention signée le 21 décembre 2012 entre les gouvernements du Cameroun et du Congo, l’Université Inter-États Cameroun-Congo (UIEC-C) est un établissement public inter-États réparti sur deux campus : Sangmélima, au Cameroun, et Ouesso, au Congo. Les enseignements ont effectivement débuté en 2019, sur le campus camerounais de Sangmélima (quartier Nkolnguet), à travers l’École Supérieure Internationale de Génie Numérique (ESIGN). L’ESIGN forme, en cinq ans, des ingénieurs de conception en génie numérique, dans trois parcours différents selon le profil du candidat (littéraire, scientifique ou général), sur concours ouvert aux ressortissants camerounais et congolais. Particularité importante : le recrutement des candidats congolais n’est pas organisé par l’ESIGN elle-même, mais relève directement des autorités congolaises (ministères en charge de l’Enseignement supérieur et de l’Enseignement technique de la République du Congo), qui publient leur propre communiqué de concours chaque année.
Identification de l’établissement :
- Nom de l’institution : Université Inter-États Cameroun-Congo (UIEC-C), École Supérieure Internationale de Génie Numérique (ESIGN)
- Pays : Cameroun (campus de Sangmélima) et Congo (campus de Ouesso)
- Localisation exacte — Cameroun : Sangmélima, quartier Nkolnguet, région du Sud
- Localisation exacte — Congo : Ouesso, dans le nord du pays ; un siège additionnel de l’université ainsi qu’une faculté des métiers du bois y sont en construction — aucune adresse de rue plus précise n’a été trouvée dans les sources consultées
- Année de création : 2012 (convention interétatique) ; début effectif des enseignements en 2019, à Sangmélima
- Statut : établissement public inter-États
- Organisme fondateur : gouvernements du Cameroun et du Congo
- Téléphone : (+237) 677 000 000
- Email : contact@esign.cm
- Site web : www.esign.cm ; www.uiecc.cm
Statut et gouvernance : l’UIEC-C a été créée par une convention signée le 21 décembre 2012 entre le ministre camerounais des Relations Extérieures et le ministre congolais des Affaires Étrangères et de la Coopération. Les premiers bâtiments du campus de Sangmélima ont été livrés en 2018, avant le lancement effectif des enseignements en 2019. L’établissement est actuellement coordonné, côté ESIGN, par le Pr Marcel Fouda Ndjodo.
Domaines et filières de formation : l’ESIGN dispense une formation en génie numérique, déclinée en trois parcours selon le profil du candidat :
- Création et Design Numérique (CDN) : métiers créatifs, artistiques et littéraires du numérique, ouvert à toutes les séries du secondaire
- Ingénierie Numérique Sociotechnique (INS) : métiers du numérique liés aux sciences humaines et sociales
- Ingénierie des Systèmes Numériques (ISN) : métiers scientifiques et technologiques du numérique, réservé aux séries scientifiques et techniques
Types de diplômes et cursus : les trois parcours mènent, au terme d’un cycle de 5 ans, au Diplôme d’Ingénieur de Conception en Génie Numérique (niveau Master), délivré conjointement par les ministères en charge de l’enseignement supérieur du Cameroun et du Congo.
Conditions d’accès — Cameroun : côté camerounais, l’admission se fait par voie de concours organisé par l’ESIGN elle-même, ou pour certains profils d’excellence, sur étude de dossier :
- être de nationalité camerounaise
- être âgé de 22 ans au plus au 31 décembre de l’année du concours
- être titulaire du Baccalauréat, du GCE Advanced Level, du Brevet de Technicien, ou d’un diplôme reconnu équivalent
- environ 280 places offertes par la voie du concours écrit, complétées par des places en admission directe sur dossier pour les meilleurs profils
- concours organisé dans plusieurs centres au Cameroun : Yaoundé, Douala, Garoua, Bafoussam et Sangmélima
- épreuves : test de raisonnement numérique (3h, commun aux trois parcours), puis test de raisonnement logique ou test de mathématiques et informatique (2h) selon le parcours choisi
Conditions d’accès — Congo : côté congolais, le recrutement relève de la compétence des autorités congolaises (ministères de l’Enseignement supérieur et de l’Enseignement technique et professionnel), qui organisent leur propre concours, distinct de celui du Cameroun :
- être de nationalité congolaise
- être titulaire du Baccalauréat, du GCE Advanced Level, du Brevet de Technicien, ou d’un diplôme reconnu équivalent — avec, selon les sessions, une mention minimale exigée pour certaines séries (mention « Très bien » pour certaines filières scientifiques, mention « Bien » pour l’enseignement technique et les filières littéraires)
- deux voies d’admission : concours sur épreuves (places réparties par parcours, par exemple lors d’une session récente : environ 30 places en Création et Design Numérique, 80 en Ingénierie Numérique Sociotechnique, 120 en Ingénierie des Systèmes Numériques) et concours sur titre (sur dossier, sans quota fixe de places)
- concours organisé dans plusieurs centres au Congo : Brazzaville, Pointe-Noire, Ouesso et Owando
- le nombre de places réservées aux candidats congolais a varié selon les promotions (150 places lors du lancement en 2019, puis des effectifs différents lors des sessions suivantes, par exemple environ 141 à 195 étudiants congolais en formation selon les années)
Composition du dossier de candidature — Cameroun :
- le formulaire d’inscription en ligne, imprimé et timbré
- une copie de l’acte de naissance
- une copie du diplôme de fin d’études secondaires (Baccalauréat, GCE A-Level, Brevet de Technicien) ou une attestation de réussite
- une copie du Probatoire ou du GCE Ordinary Level
- un relevé de notes attestant d’une moyenne au moins égale à 10/20
- pour les diplômes étrangers : une décision d’équivalence
- un certificat médical
- un extrait de casier judiciaire
- un reçu de paiement des frais de concours (25 000 FCFA)
- une enveloppe timbrée au format A4, libellée à l’adresse du candidat
- deux photos d’identité 4×4
Composition du dossier de candidature — Congo : le dossier est à déposer directement auprès de la Direction des examens et concours techniques et professionnels (Brazzaville) ou des directions départementales de l’Enseignement technique et professionnel dans les autres villes. La composition précise du dossier (pièces demandées) n’est pas détaillée dans les communiqués congolais consultés ; elle est communiquée chaque année par le ministère congolais en charge de l’Enseignement technique et professionnel, avec un dépôt à effectuer plusieurs mois avant l’examen (par exemple, clôture au 21 octobre pour un examen organisé fin octobre de l’année suivante). Les candidats congolais sont invités à se renseigner directement auprès de ces directions pour la liste exacte des pièces exigées.
Coût de la formation : le montant des frais de scolarité n’est pas publié dans les sources consultées. Étant un établissement public inter-États créé par convention entre les deux gouvernements, une prise en charge partielle ou totale par les États est plausible, mais cela reste à confirmer directement auprès de l’ESIGN pour l’année académique en cours.
Sources consultées : site officiel de l’ESIGN (esign.cm) ; site de l’Université Inter-États Congo-Cameroun (uiecc.cm) ; arrêté du concours d’entrée à l’ESIGN (session 2024 et annonces de la session 2026-2027) ; communiqués et arrêtés du concours côté congolais (Ministère de l’Enseignement supérieur et Ministère de l’Enseignement technique et professionnel de la République du Congo, relayés notamment par ecolesaucongo.com) ; articles adiac-congo.com et Africanews sur le lancement du concours et les effectifs d’étudiants congolais ; Osidimbea, encyclopédie de l’histoire des organisations camerounaises ; recherche complémentaire réalisée en septembre 2026.