En quoi consiste ce métier ?
Le journaliste de magazine recherche des sujets, mène des interviews et rédige des articles de fond destinés à la presse magazine, papier ou en ligne. Le travail est généralement moins soumis à l’urgence de l’actualité quotidienne que celui d’un journaliste de rédaction généraliste, mais demande une capacité d’investigation et un style d’écriture plus approfondi.
Ce métier au Cameroun
Au Cameroun, la presse magazine (culture, économie, société) reste un secteur restreint comparé à la presse quotidienne, mais offre des débouchés dans les rédactions basées à Yaoundé et Douala. Beaucoup de journalistes de magazine y démarrent comme pigistes (rémunérés à l’article) avant de décrocher un poste stable en rédaction.
Employeurs au Cameroun
- Magazines et publications culturelles, économiques ou généralistes
- Groupes de presse et sites d’information
- Agences de communication produisant des supports éditoriaux
- Organismes internationaux et ONG (rédaction de bulletins et publications)
Formation et parcours
L’École Nationale Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC) de l’Université de Yaoundé II est la seule école habilitée à former les journalistes au Cameroun ; un diplôme en sciences et techniques de l’information et de la communication y est requis pour exercer. Un cursus en langues, lettres ou études anglophones (comme les études américaines) constitue également une bonne base pour évoluer vers l’écriture journalistique et éditoriale.
Salaire au Cameroun
Selon la convention collective de l’industrie de la presse, le salaire minimum d’un journaliste est fixé à 180 000 FCFA/mois, mais dans la pratique la rémunération varie généralement entre 100 000 et 350 000 FCFA/mois selon les entreprises de presse, de nombreux titres payant en dessous du minimum conventionnel. Les pigistes sont rémunérés à l’article, de façon irrégulière.
Compétences requises
- excellente maîtrise de l’écriture et de la langue
- curiosité, sens de l’investigation et esprit critique
- capacité à mener des interviews et à vulgariser des sujets complexes
- rigueur déontologique et respect des délais de bouclage
- maîtrise des outils numériques de publication
Poursuivre ses études
Un Master en sciences de l’information et de la communication ou une spécialisation en journalisme économique, culturel ou d’investigation permet d’évoluer vers des postes de rédacteur en chef ou de correspondant pour des médias internationaux.
Sources consultées
École Nationale Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC) ; Collection Brain (le métier de journaliste au Cameroun) ; convention collective de la presse camerounaise.