En quoi consiste ce métier ?
Le magistrat rend la justice au nom de l’État : selon son affectation, il juge les affaires (magistrat du siège) ou représente le ministère public et requiert l’application de la loi (magistrat du parquet, procureur). Il exerce dans les tribunaux, cours d’appel ou à la Cour suprême.
Ce métier au Cameroun
Les magistrats camerounais sont des fonctionnaires de l’État affectés dans les juridictions du pays (tribunaux de première instance, tribunaux de grande instance, cours d’appel régionales, Cour suprême à Yaoundé). C’est une carrière considérée comme prestigieuse et stable, mais l’accès est sélectif et passe obligatoirement par le concours de la magistrature.
Employeurs au Cameroun
- Ministère de la Justice (MINJUSTICE)
- Tribunaux de première instance et de grande instance
- Cours d’appel régionales
- Cour suprême du Cameroun
Formation et parcours
L’accès à la carrière se fait par le concours d’entrée à la division judiciaire de l’École Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) à Yaoundé, ouvert aux titulaires d’une Licence en droit (ou diplôme reconnu équivalent), moyennant des frais d’inscription au concours de 25 000 FCFA. La formation à l’ENAM dure deux ans et forme aussi bien les futurs magistrats que les greffiers, avec une spécialisation progressive.
Salaire au Cameroun
Aucune grille salariale officielle des magistrats n’a pu être trouvée publiée en détail ; il s’agit d’une rémunération de fonctionnaire, généralement décrite comme attractive et stable par rapport à la moyenne, avec des indemnités liées à la fonction (siège, parquet, juridiction d’affectation), mais nous préférons ne pas avancer de montant précis faute de source fiable et à jour.
Compétences requises
- excellente maîtrise du droit et de la procédure
- rigueur, impartialité et sens de l’éthique
- capacité de rédaction de jugements et de décisions motivées
- résistance au stress et à la pression des dossiers
Poursuivre ses études
Au cours de la formation à l’ENAM, les élèves magistrats se spécialisent progressivement (siège ou parquet). Une fois en poste, des formations continues et des concours internes permettent d’évoluer vers des juridictions supérieures.
Sources consultées
École Nationale d’Administration et de Magistrature, ENAM (concours.enam.cm) ; infospratiques.cm, « Concours Magistrature Cameroun » ; Wikipédia, « École nationale d’administration et de magistrature (Cameroun) ».