Une formation en production télévisuelle (réalisation, journalisme audiovisuel, montage, ou communication audiovisuelle) ouvre au Cameroun des débouchés concrets à la CRTV et dans les chaînes de télévision privées, dans les maisons de production de clips et de contenus, ainsi que dans les agences de communication. Le secteur audiovisuel camerounais s’est nettement diversifié ces dernières années avec la multiplication des chaînes privées, des web-séries et des contenus pour les réseaux sociaux, ce qui a fait émerger de nombreux postes salariés mais aussi des opportunités d’auto-emploi pour les professionnels indépendants.
Débouchés au Cameroun
Les emplois directement accessibles avec une formation en production télévisuelle comprennent :
- Réalisateur
- Producteur de télévision/film/vidéo
- Cadreur de télévision
- Monteur de films/vidéos
- Technicien du son, diffusion/film/vidéo
- Journaliste de radiotélévision
- Présentateur télé/radio
- Animateur radio/télévision
La production audiovisuelle est aussi un secteur propice à l’entrepreneuriat : de nombreux diplômés créent leur propre studio de montage, leur maison de production de clips musicaux, ou une chaîne YouTube monétisée. N’oubliez pas que de nombreux employeurs médias acceptent aussi des profils venus d’autres filières (lettres, communication, informatique), du moment qu’ils justifient d’une expérience pratique ou d’un bon portfolio.
Employeurs typiques au Cameroun
Les principaux employeurs sont :
- Cameroon Radio Television (CRTV), média public national (radio et télévision)
- Chaînes de télévision privées : Canal 2 International, Équinoxe TV, STV (Spectrum Television), Vision 4
- Maisons de production audiovisuelle et de clips musicaux indépendantes
- Agences de communication et de publicité, pour la production de spots télévisés
- Créateurs de contenu et studios de production vidéo indépendants (YouTube, réseaux sociaux)
Filières et formation au Cameroun
Plusieurs parcours mènent aux métiers de la production télévisuelle au Cameroun :
- Licence en journalisme, publicité ou communication des organisations à l’École Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC) de l’Université de Yaoundé II-Soa, accessible sur concours après le Baccalauréat ou le GCE Advanced Level
- BTS Audiovisuel / Métiers du Son et de l’Image ou CAP Technicien Son et Image dans des instituts privés agréés, à Douala ou Yaoundé
- Centres de formation professionnelle spécialisés, comme le Centre de Formation Professionnelle de l’Audiovisuel (CFPA) de Yaoundé, affilié à la CRTV, ou l’Institut Supérieur de Formation aux Métiers du Cinéma et de l’Audiovisuel de l’Afrique Centrale (ISCAC), fondé par le cinéaste Bassek ba Kobhio
L’accès à la Licence en journalisme de l’ESSTIC se fait par concours, avec une soixantaine de places réservées chaque année aux candidats camerounais ; dans les formations privées en audiovisuel, le portfolio et l’expérience pratique pèsent souvent davantage que le seul diplôme lors du recrutement.
Salaire au Cameroun
Il n’existe pas de grille salariale officielle largement appliquée dans ce secteur : de nombreux professionnels (monteurs, techniciens, réalisateurs) travaillent par projet ou en freelance, avec des revenus très variables selon les productions. Pour les postes salariés en rédaction, la convention collective du secteur de la presse fixe un salaire minimum autour de 180 000 FCFA/mois, mais de nombreux organes rémunèrent en-dessous de ce seuil ; les présentateurs et animateurs confirmés des grandes chaînes privées peuvent atteindre des rémunérations nettement supérieures, sans qu’un barème officiel ne soit publié.
Compétences développées
- maîtrise des techniques de tournage, de cadrage et de montage audiovisuel
- gestion de projet, de budget et coordination d’une équipe technique
- aisance à l’oral et sens du direct
- rigueur, sens du détail et respect des délais de diffusion
- créativité et sens de la narration visuelle
- capacité à travailler sous pression dans un environnement compétitif
Poursuivre ses études
Après une Licence, il est possible de poursuivre vers un Master en communication audiovisuelle ou en journalisme, notamment à l’ESSTIC. Les professionnels en poste se perfectionnent souvent via des formations spécialisées courtes (réalisation, montage, effets visuels, gestion de production) plutôt que par un nouveau diplôme long, l’expérience de terrain restant déterminante pour évoluer dans ce secteur.
Sources consultées
Site de l’ESSTIC (Université de Yaoundé II-Soa) ; Camerdiplome (formations et débouchés dans l’audiovisuel au Cameroun) ; Africultures/Africiné (fiches du CFPA et de l’ISCAC) ; Cameroon-Info.Net et Collection Brain (rémunération des journalistes au Cameroun) ; informations générales sur le paysage audiovisuel camerounais (CRTV, Canal 2 International, Équinoxe TV, STV, Vision 4).