Un diplôme en études de cinéma (arts du spectacle et cinématographie, communication audiovisuelle) ouvre au Cameroun des débouchés dans la réalisation, la production, le montage et la prise de vue, portés par l’essor des clips musicaux, des web-séries et des productions indépendantes de type « Nollywood camerounais ». La filière reste jeune sur le plan académique, mais elle s’appuie sur un vivier de chaînes de télévision, de maisons de production et sur des festivals comme Écrans Noirs, qui font aussi office de tremplins professionnels.
Débouchés au Cameroun
Les emplois directement accessibles avec un diplôme en études de cinéma comprennent :
- Réalisateur
- Monteur de films/vidéos
- Cadreur de télévision
- Producteur de télévision/film/vidéo
- Chef décorateur (théâtre/télévision/cinéma)
- Artiste VFX (effets visuels)
Beaucoup de jeunes diplômés se lancent en indépendants : production de contenus pour YouTube et les réseaux sociaux, réalisation de clips pour des artistes, ou courts-métrages présentés dans des festivals comme Écrans Noirs, plus grand rendez-vous du cinéma d’Afrique centrale organisé chaque année à Yaoundé depuis 1997.
Employeurs typiques au Cameroun
Les principaux employeurs sont :
- La Cameroon Radio Television (CRTV) et les chaînes privées (Canal 2 International, Équinoxe TV, STV, Vision 4)
- Les maisons de production audiovisuelle et de clips musicaux (Douala, Yaoundé)
- Les agences de communication et de publicité, pour les contenus vidéo institutionnels et publicitaires
- Le Festival Écrans Noirs et les autres organisations culturelles, pour l’organisation d’événements cinématographiques
- L’auto-emploi : réalisation ou production indépendante pour des artistes, des marques ou des plateformes numériques
Filières et formation au Cameroun
Plusieurs parcours mènent aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel au Cameroun :
- La filière « Arts du spectacle et cinématographie » (Licence, Master, Doctorat) du Département des Arts et Archéologie, à la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Yaoundé I, qui forme dans ce domaine depuis 2001
- Le département Arts du spectacle (spécialité art cinématographique et audiovisuel) de l’Institut des Beaux-Arts de Foumban (IBAF) de l’Université de Dschang, qui délivre une Licence professionnelle (Bac+3) puis un Master professionnel (Bac+5)
- La Licence en journalisme/communication de l’École Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC) de l’Université de Yaoundé II-Soa, avec spécialisation en production audiovisuelle
- Des formations privées plus courtes (BTS/HND Audiovisuel, CAP Technicien Son et Image) et un apprentissage pratique sur des tournages, aux côtés de professionnels ou lors d’ateliers organisés autour de festivals comme Écrans Noirs
Dans ce secteur créatif, le portfolio (films, clips, courts-métrages réalisés) pèse souvent autant que le diplôme lors du recrutement ou de la recherche de contrats.
Salaire au Cameroun
Il n’existe pas de grille salariale officielle pour les métiers du cinéma au Cameroun. Une grande partie des professionnels (réalisateurs, monteurs indépendants) sont rémunérés au projet ou au cachet, avec des montants très variables selon la notoriété, le budget du commanditaire et le type de production (clip, publicité, film). Les postes salariés dans une chaîne de télévision suivent la grille interne de l’employeur ; à titre d’exemple, un cadreur débutant en chaîne de télévision perçoit généralement entre 100 000 et 200 000 FCFA par mois.
Compétences développées
- Sens de l’image, de la narration et de la mise en scène
- Maîtrise des techniques de tournage, de montage et des logiciels de production audiovisuelle
- Capacité à gérer un projet et une équipe dans des délais souvent serrés
- Créativité et constitution d’un portfolio (films, clips, courts-métrages)
- Connaissance du secteur audiovisuel et de ses acteurs (chaînes, maisons de production, festivals)
Poursuivre ses études
Après une Licence, il est possible de poursuivre vers un Master en arts du spectacle et cinématographie (Université de Yaoundé I) ou en communication audiovisuelle (IBAF, ESSTIC), avant de se spécialiser dans un métier précis (réalisation, montage, production) au fil de l’expérience de tournage et des projets menés.
Sources consultées
Cameroon Tribune (18 ans d’enseignement du cinéma à l’Université de Yaoundé I) ; site de l’Institut des Beaux-Arts de Foumban (IBAF), Université de Dschang ; site de l’ESSTIC, Université de Yaoundé II-Soa ; Ecrans Noirs (festival de cinéma d’Afrique centrale, Yaoundé) ; Camerdiplome (métiers et formations de l’audiovisuel au Cameroun).